Après le décès de votre père ou de votre mère, votre part peut devenir une créance pécuniaire contre l’époux ou le partenaire enregistré survivant. Cela ne signifie pas que vous pouvez exiger un paiement immédiat. Dans le partage légal, la loi protège la poursuite de la vie du survivant, tandis que les enfants conservent leurs droits. Le testament, la date du décès et le fondement précis de votre créance déterminent quand un paiement est possible. Ce guide distingue exigibilité, détermination et protection de votre prétention.
Sources (4)
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1. Vérifiez l’origine de votre créance
Le partage légal de l’article 4:13 BW peut s’appliquer lorsque le défunt laisse un époux et un ou plusieurs enfants comme héritiers, sauf dérogation par disposition de dernière volonté. L’époux reçoit alors les biens successoraux et prend en charge le paiement des dettes de la succession. Chaque enfant acquiert une créance pécuniaire égale à sa part. L’enfant ne devient donc pas automatiquement copropriétaire du logement ou du compte bancaire du survivant.
Un testament peut prévoir un autre régime, par exemple un legs, un usufruit ou un ancien partage successoral parental. Surtout avec un testament ancien, le terme part d’enfant ne doit pas servir de description juridique complète. La réserve héréditaire est aussi une prétention différente, assortie de conditions et délais propres. Rassemblez le testament, le certificat d’hérédité et les éventuels accords transactionnels. Faites d’abord identifier le régime avant d’envoyer une demande de paiement fondée sur le partage légal.
2. Les événements légaux permettant de demander le paiement
Pour la créance issue du partage légal, l’article 4:13, paragraphe 3 BW cite le décès du survivant, sa faillite et l’application à son égard du régime légal d’assainissement des dettes des personnes physiques. Le testateur peut mentionner des cas supplémentaires dans son testament. Une mauvaise relation, une nouvelle relation amoureuse ou une épargne désormais suffisante du survivant ne constitue pas, à elle seule, l’un de ces fondements légaux d’exigibilité.
Au décès du survivant, la dette devient un point à traiter dans le règlement de sa succession. Vous devez signaler la créance au responsable habilité et justifier son calcul. Votre éventuelle qualité d’héritier du survivant ne fait pas disparaître votre position de créancier de la première succession. En cas de faillite ou d’assainissement des dettes, la prétention doit être déclarée dans le cadre applicable ; son exigibilité ne garantit pas la présence de fonds suffisants.
3. Lisez littéralement les conditions testamentaires supplémentaires et dans leur contexte
Des testaments citent parfois le remariage, un partenariat enregistré ou un autre événement précisément défini comme motif supplémentaire. La rédaction peut comporter des exceptions, par exemple lorsque certaines conventions matrimoniales sont conclues et maintenues. Lisez donc toute la disposition, ses renvois et ses éventuelles définitions. Une annonce de mariage ne prouve pas encore que la condition testamentaire est remplie. Demandez les actes pertinents par la voie appropriée et soumettez la question de leur application au notaire.
Dans un arrêt de 2013 de la cour d’Amsterdam, un litige portait notamment sur une clause testamentaire de remariage et l’exécution effective des conventions matrimoniales. La cour a réservé l’examen ultérieur de ce point en raison de développements procéduraux. Cet arrêt montre l’importance de la clause exacte et des pièces justificatives, sans poser de règle générale selon laquelle tout remariage permet un paiement immédiat. L’entrée en établissement de soins ne rend pas non plus automatiquement la créance exigible sans fondement approprié.
4. Faites établir la part même sans droit au paiement
L’absence d’exigibilité n’impose pas de laisser le montant indéterminé. Pour une créance issue du partage légal, un accord peut être trouvé sur la composition, l’évaluation et le calcul de la part. En cas de litige, l’article 4:15 BW prévoit sa détermination sur requête par le juge cantonal. Faites rechercher quels éléments appartenaient au défunt et lesquels au survivant. Le solde d’un compte joint ou la valeur de vente du logement entier ne constitue pas automatiquement l’actif net successoral.
Étayez le calcul par un inventaire, un relevé des dettes et des pièces d’évaluation à chaque date pertinente. Pensez aussi aux biens propres, aux conventions matrimoniales et aux donations antérieures dans la mesure où le régime applicable les rend pertinents. La déclaration de succession peut contenir des informations, sans constituer toujours une détermination civile contraignante entre les intéressés. Notez les montants reconnus et contestés. Ne signez pas de déclaration définitive de solde avant de savoir quelles pièces manquent et quels droits vous fixez ainsi.
5. Demandez les informations nécessaires au calcul
L’article 4:16 BW régit, dans le partage légal, l’inventaire et la fourniture des données nécessaires aux prétentions. Demandez de manière ciblée les relevés bancaires autour du décès, les données hypothécaires, les titres de propriété et les évaluations pertinentes. Expliquez pour chaque demande quelle partie du calcul elle permet de vérifier. Cela fonctionne mieux qu’une exigence illimitée de tous les documents personnels du survivant. La portée nécessaire dépend de la prétention à établir.
Dans son arrêt de 2013, la cour d’Amsterdam a expressément renvoyé au droit d’information de l’article 4:16, paragraphe 4 BW et demandé un relevé des informations encore raisonnablement nécessaires. Utilisez aussi cette distinction dans votre dossier : quelles données ont été reçues, lesquelles manquent et pourquoi sont-elles nécessaires ? Sans coopération, faites examiner quelle action ou procédure sur requête convient. Un notaire peut expliquer et inventorier, mais ne peut pas imposer lui-même à une personne récalcitrante une obligation d’information judiciairement exécutoire.
6. Calculez séparément les intérêts et les paiements intermédiaires
L’article 4:13, paragraphe 4 BW prévoit un régime particulier de majoration légale, lié à la fraction du taux d’intérêt légal qui dépasse six pour cent. Ne partez donc pas de l’intérêt légal intégral pour chaque année ni d’une capitalisation automatique. Un testament ou un accord autorisé entre l’époux et l’enfant peut prévoir un autre régime. Conservez le texte et faites calculer les montants par période, en tenant compte des changements éventuels et des déterminations antérieures.
Un paiement volontaire du survivant est possible sans que l’enfant puisse l’imposer à ce moment. Précisez s’il s’agit d’un remboursement du principal, d’intérêts ou d’une donation distincte, et ce qui reste ensuite. Un paiement anticipé peut avoir des conséquences fiscales lorsque sa valeur économique et ses conditions diffèrent de la prétention existante. Faites apprécier ces effets avant tout virement ou signature d’une décharge. Un paiement à un enfant ne donne pas automatiquement aux autres le même droit immédiat au paiement.
7. Distinguez les droits d’option successoraux et la protection contre une atteinte aux droits
En présence d’un nouvel époux ou d’un beau-parent survivant, les droits d’option successoraux légaux peuvent jouer. Sous les conditions des articles 4:19 à 4:22 BW, un enfant peut demander le transfert de certains biens, parfois sous réserve d’usufruit. C’est un mécanisme de protection propre, non un droit général à un versement en espèces. Vérifiez aussi si le testament a modifié ou exclu ces droits et quelles personnes doivent être informées à temps de leur exercice.
Les inquiétudes relatives aux donations ou à la disparition du patrimoine exigent aussi un examen concret. Le survivant peut en principe utiliser ses biens ; la seule diminution du solde ne prouve pas une atteinte illicite. En présence d’indices d’une volonté de compromettre le recouvrement, d’autres recours ou mesures conservatoires peuvent être examinés. Ils ont leurs propres exigences de preuve, d’intérêt et de procédure. Faites apprécier par un avocat les opérations concrètes, les risques actuels et la proportionnalité. Une mise en demeure générale ne rend pas exigible une créance qui ne l’est pas.
8. Choisissez la bonne suite et surveillez les délais
Exemple fictif : un père laisse son époux et deux enfants. Selon le partage légal, les enfants obtiennent une créance. Le survivant vend ensuite le logement pour vivre dans plus petit. Cette vente seule ne rend pas les créances exigibles. Les enfants peuvent toutefois faire consigner soigneusement le montant initial et les intérêts éventuels. Si le testament prévoit un motif distinct de paiement lors d’un événement ultérieur, il faut examiner si cet événement remplit toutes les conditions.
Pour le conseil, apportez les deux dates de décès, le testament, l’inventaire, les clauses d’intérêts, les paiements et la correspondance. Interrogez séparément la détermination, l’information, l’exigibilité et le recouvrement. Le point de départ et la durée de la prescription dépendent du fondement et de l’exigibilité ; les délais de réserve héréditaire peuvent être différents. Faites apprécier à temps si un acte interruptif est nécessaire et adapté. Choisissez ensuite la concertation, une demande d’information ciblée ou une procédure réglant le vrai litige, avec un budget réaliste des frais et des possibilités de recouvrement.
Questions fréquentes
Puis-je réclamer ma part d’enfant si ma mère se remarie ?
Dans le partage légal, le remariage ne rend pas automatiquement la créance exigible. Un testament peut prévoir un motif supplémentaire. Des droits d’option successoraux peuvent aussi être pertinents sous conditions, sans donner un droit général à des espèces.
Dois-je attendre le décès du survivant pour faire établir ma part ?
Non. L’absence d’exigibilité n’empêche pas la détermination. Rassemblez un inventaire et des pièces d’évaluation. Pour un litige sur le partage légal, l’article 4:15 BW peut offrir une voie devant le juge cantonal.
Reçois-je toujours l’intérêt légal sur toute ma part d’enfant ?
Non. L’article 4:13, paragraphe 4 BW prévoit une majoration particulière. Vérifiez aussi le testament, les éventuels accords et le traitement des paiements antérieurs. Faites effectuer le calcul applicable par période.
Sources
Ces sources concernent cette page. Pour votre dossier, vérifiez les règles en vigueur et vos documents.
- Burgerlijk Wetboek Boek 4 — artikelen 13, 15, 16 en 19 tot en met 25 Consulté le: 2026-10-23
- Belastingdienst — wettelijke verdeling Consulté le: 2026-10-23
- Rijksoverheid — wettelijke verdeling bij erfrecht Consulté le: 2026-10-23
- Gerechtshof Amsterdam — ECLI:NL:GHAMS:2013:1968 Consulté le: 2026-10-23
Vérification juridique
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Rédaction Droit des successions aux Pays-Bas
Nous relions les explications aux sources et consignons les modifications ciblées. Une vérification juridique n’est attribuée qu’à la version effectivement examinée, avec un véritable réviseur, une date et un périmètre. La vérification humaine de ces articles reste à effectuer.

Ricardo van der Spoel
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