Autres options de partage
WhatsAppLinkedInE-mail

Aux Pays-Bas, vivre ensemble ne fait pas automatiquement de vous un héritier. Un contrat de cohabitation ne vaut pas désignation par testament. Vos biens personnels et vos droits contractuels peuvent néanmoins compter. Réunissez testament, contrat et documents du logement avant de conclure des accords avec la famille. Un avocat peut intervenir en cas de conflit sur les biens, les informations ou les droits possibles. Cet article concerne le décès ; une séparation et les conditions fiscales du statut de partenaire relèvent de cadres distincts.

Sources (4)
Sur cette page

Distinguer la forme de votre union et la qualité d’héritier

Le notaire distingue le mariage ou le partenariat enregistré de la simple cohabitation. La durée de la relation, son intensité, une adresse commune ou le partage des dépenses alimentaires ne vous rendent pas automatiquement héritier. Vérifiez la forme juridique réelle de votre relation et une éventuelle désignation testamentaire. Le mot partenaire, dans la vie courante, couvre davantage de situations que les catégories légales.

Demandez sur quel fondement le notaire établit votre qualité d’héritier. Si un testament existe, sa rédaction pertinente doit être interprétée ; sinon, les héritiers légaux doivent être recherchés. Une affirmation familiale selon laquelle le partenaire conserve tout ne constitue pas une preuve. Inversement, ne pas être héritier ne rend pas la famille propriétaire des biens qui vous appartenaient déjà.

Rechercher séparément le testament et le contrat de cohabitation

Le contrat de cohabitation peut régler les biens personnels ou communs, les dettes et les contributions de chacun. Le testament organise la succession et peut désigner le partenaire comme héritier. Ce sont deux documents distincts, qui peuvent tous deux être pertinents. Réunissez leur texte intégral et les modifications, plutôt que le seul intitulé des actes.

Le Centraal Testamentenregister néerlandais indique l’enregistrement d’un testament et le notaire concerné. Son contenu s’obtient par le notaire, après appréciation de votre intérêt à le recevoir. Des circonstances internationales peuvent nécessiter des recherches supplémentaires. Une ancienne copie ou une déclaration familiale ne suffit pas à établir que vous disposez de tous les documents actuels. Demandez quelles pièces manquent pour préciser votre statut.

Vérifiez expressément si le contrat contient une clause d’attribution au survivant, appelée verblijvingsbeding. Elle peut produire des droits sur des biens communs, mais ne vous attribue pas automatiquement un logement appartenant exclusivement au défunt. Son texte, les biens concernés et sa mise en œuvre doivent être examinés. Acquérir un bien sur un fondement contractuel se distingue de la qualité d’héritier.

Identifier vos biens personnels à côté de la succession

Dressez un inventaire du logement, des comptes bancaires, des meubles et des autres biens, en indiquant pour chacun le propriétaire et la part résultant des accords. Vos biens personnels ne deviennent pas successoraux du seul fait du décès. Une propriété commune exige d’identifier la part de chacun : détenir une clé ou une carte bancaire ne suffit pas. Conservez factures, justificatifs d’achat et actes.

Pour un compte commun en/of, les conventions et l’origine des fonds peuvent compter. Le fait que deux noms figurent sur le compte ne prouve pas toujours une répartition exacte par moitié. Faites examiner les accords et documentez le résultat. Ne transférez pas le solde pour vous protéger tant que la part relevant de la succession demeure incertaine.

Faire examiner votre situation dans le logement à partir des bonnes pièces

Pour un logement acheté, l’acte de propriété, le prêt hypothécaire et les accords sont essentiels. La cohabitation ne vous rend pas automatiquement copropriétaire. Même une copropriété ne règle pas à elle seule toutes les questions de crédit, d’usage et de part du défunt. Faites examiner ces points avant d’accepter une vente ou de quitter les lieux sous la pression familiale.

Un logement loué relève de son bail et des règles propres au maintien dans les lieux ; aucune garantie générale de continuation ne peut être donnée. Présentez le bail et les échanges si votre présence est contestée, et demandez immédiatement conseil si une date de départ est imposée. La qualité d’héritier ne règle pas un litige locatif ou de propriété indépendant.

L’article 4:28, paragraphe 2, du Code civil néerlandais prévoit une protection temporaire spécifique pour la personne qui formait avec le défunt un ménage commun durable jusqu’au décès. Sous les conditions légales, elle peut continuer à utiliser pendant six mois à compter du décès le logement et son mobilier, aux mêmes conditions qu’auparavant. Il s’agit des biens relevant de la succession ou de la communauté matrimoniale dissoute. Ce n’est ni une propriété définitive, ni un droit accordé à tout occupant, ni une solution universelle pour tous les baux. Si votre départ est exigé, faites examiner sans attendre cette protection et, séparément, la continuation éventuelle du bail.

S’il s’agit d’un logement loué et que votre maintien est contesté après le décès, examinez séparément la poursuite éventuelle du bail. La qualité d’héritier ne tranche pas cette question.

Tenir compte des enfants et des autres héritiers

Les enfants peuvent disposer de droits successoraux parallèlement à votre situation. Sans dispositions testamentaires différentes, le partenaire non marié n’est pas assimilé au conjoint ou au partenaire enregistré. N’appliquez donc pas par défaut la répartition légale prévue pour un couple marié. Une attente erronée peut fausser les estimations de trésorerie disponible ou de paiements différés.

Même si un testament vous accorde des droits, des enfants peuvent conserver certaines prétentions. Votre désignation ne signifie pas qu’aucune autre créance n’existe. Vérifiez les clauses, legs, créances monétaires et droits à l’information concernés. Ne promettez aucun paiement avant de clarifier ces rapports. La représentation d’un mineur appelle un examen distinct.

Ne pas confondre fiscalité, pension et succession

Un contrat notarié de cohabitation peut compter pour les conditions fiscales du statut de partenaire ou celles d’une pension de partenaire. Il ne remplace pas une désignation successorale. Le terme partenaire peut avoir un sens différent en matière fiscale, de pension et de succession. Vérifiez, pour chaque régime, les conditions et pièces requises : une seule confirmation ne répond pas à toutes les questions.

Séparez vos demandes de conseil : propriété, logement, succession, fiscalité et pension. L’avocat intervient sur votre conflit ; le notaire examine notamment les actes et l’identification des héritiers. Clarifiez les tâches de chacun. Cet article ne fixe ni exonération, ni montant de prestation, ni garantie de couverture : les règles applicables et votre situation personnelle doivent être examinées.

Exemple fictif : adresse commune, logement au nom d’un seul partenaire

Deux personnes vivent ensemble depuis longtemps sans être mariées. Le logement appartient à une seule d’entre elles. Après son décès, la famille exige un départ immédiat, tandis que le survivant pense hériter de tout grâce au contrat de cohabitation. Les deux affirmations nécessitent une vérification conjointe du testament, du contrat, du titre de propriété et de la question du logement.

Le survivant rassemble actes, preuves de paiement et correspondance. Avant de signer un accord de départ ou de vente, il fait immédiatement examiner la protection temporaire de l’article 4:28, paragraphe 2. Les conditions ne sont pas établies dans cet exemple fictif : aucun droit de propriété ni maintien permanent n’est prédit. L’occupation temporaire, la clause d’attribution au survivant, les biens personnels et les droits testamentaires doivent rester distincts.

Préparer votre premier entretien

Signalez d’abord les pressions urgentes concernant le logement, l’accès aux biens, l’argent ou des signatures. Faites ensuite examiner vos droits dans un ordre clair. Constituez votre propre dossier, sans dépendre uniquement des explications d’une autre personne intéressée.

  • Forme de l’union, date du décès, enfants et autres liens familiaux.
  • Contrat de cohabitation, informations testamentaires et modifications.
  • Titre de propriété ou bail, données hypothécaires et accords d’usage.
  • Relevés bancaires, preuves d’achat et inventaire des biens personnels ou communs.
  • Correspondance familiale, signatures demandées, dates de départ et questions fiscales ou de pension distinctes.

Questions fréquentes

Une longue cohabitation fait-elle automatiquement de moi un héritier ?

Non, pas selon les règles néerlandaises ordinaires. Vérifiez une éventuelle désignation testamentaire et, séparément, vos droits sur vos biens personnels.

Le contrat de cohabitation équivaut-il à un testament ?

Non. Il peut contenir des accords patrimoniaux importants, mais la désignation d’un héritier est une autre question. Faites examiner les deux documents côte à côte.

Le solde intégral du compte commun m’appartient-il ?

La seule présence de votre nom ne le prouve pas. Les conventions et les droits sur les fonds doivent être examinés. Ne transférez pas l’argent comme si le partage était déjà définitif.

Si je ne suis pas héritier, est-ce que je perds mes propres biens ?

Pas automatiquement. Vos biens personnels se distinguent de la succession ; les justificatifs et les accords permettent d’établir cette distinction.

Sources

Ces sources concernent cette page. Pour votre dossier, vérifiez les règles en vigueur et vos documents.

Articles associés

Vérification juridique

Pas encore vérifié juridiquement

Cette version n’a pas encore été examinée par un juriste ou un avocat. La vérification des sources et la révision du texte ne constituent pas une validation juridique.

Rédaction Droit des successions aux Pays-Bas

Nous relions les explications aux sources et consignons les modifications ciblées. Une vérification juridique n’est attribuée qu’à la version effectivement examinée, avec un véritable réviseur, une date et un périmètre. La vérification humaine de ces articles reste à effectuer.

Ricardo van der Spoel

Ricardo van der Spoel

Responsabilité éditoriale · Organisation éditoriale et technique