Si votre famille vous annonce que vous êtes déshérité, déterminez d’abord ce que le testament prévoit réellement et quelle position juridique vous conservez. Être déshérité ne signifie pas automatiquement que vous ne pouvez plus exercer aucun droit. Une réserve en argent, un éventuel legs et une contestation du testament sont des questions différentes. Faites intervenir un avocat en droit successoral si l’on refuse de vous informer, si l’on vous presse de signer ou si vous contestez la validité du testament pour des raisons concrètes. Ce guide aide à définir votre position et la prochaine question à traiter ; le guide distinct sur la réserve explique comment préserver et calculer cette créance d’argent.
Sources (4)
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1. Partez du testament, pas seulement d’un message de la famille
Un message affirmant que vous ne recevrez rien n’est pas encore une explication vérifiable du testament. Notez qui vous l’a dit et sur quoi cette personne se fonde. Demandez quel notaire intervient dans le règlement et quelle disposition concerne votre position. Le résumé donné par un autre intéressé peut être incomplet, même sans intention de tromper. Distinguez une explication orale, la copie d’un document et une appréciation professionnelle.
Selon Notaris.nl, le testament désigne les héritiers ; en l’absence de testament, les règles légales s’appliquent. Le registre central des testaments aide à déterminer s’il existe un testament et auprès de quel notaire. Il ne remplace pas l’examen du contenu de ce document. En présence de plusieurs testaments ou d’un lien avec l’étranger, faites déterminer les documents et le droit pertinents. Détenir une ancienne copie ne prouve pas, à lui seul, que vous connaissez la situation actuelle.
2. Comprenez comment déshéritement et droit à une somme peuvent coexister
Un enfant déshérité peut ne pas appartenir au cercle des héritiers tout en pouvant réclamer sa réserve. Il s’agit d’une créance d’argent qui ne vous rend pas automatiquement cohéritier. Elle ne vous autorise donc pas, sans autre examen, à vendre un logement, utiliser un compte ou emporter vous-même des objets de la maison. Vos pouvoirs doivent correspondre à la position qui a réellement été établie.
Notaris.nl indique aussi qu’une personne peut être déshéritée tout en recevant un legs. Ne lisez donc pas uniquement la liste des héritiers : faites examiner si une autre partie du testament vous attribue quelque chose. Un legs et la réserve peuvent obéir à des conditions et produire des conséquences différentes. Demandez quel choix ou quelle déclaration est nécessaire et faites examiner leur éventuel cumul avant de considérer qu’un versement mentionné remplace tous vos droits.
3. Vérifiez qui est juridiquement enfant ou descendant
Pour les droits successoraux, le lien familial juridique est important. Notaris.nl distingue notamment les enfants selon l’acte de naissance ou par adoption des enfants du conjoint et des enfants accueillis. Pour ces derniers groupes, une désignation testamentaire peut être nécessaire pour devenir héritier. Une relation personnelle étroite et de nombreuses années de vie commune ne répondent donc pas automatiquement à la question juridique. Apportez les données familiales pertinentes plutôt qu’un simple arbre familial informel.
La position d’un petit-enfant peut encore différer de celle d’un enfant. Précisez qui est décédé avant le parent et s’il existe d’autres descendants. Ne déduisez pas du déshéritement que toutes les générations suivantes possèdent automatiquement exactement les mêmes droits. Des actes de naissance étrangers, une adoption ou une filiation contestée justifient un examen distinct. Ce guide ne traite pas d’une procédure propre visant à établir un lien familial.
4. Distinguez votre désaccord avec le choix d’une contestation juridique
Qu’un testament soit douloureux, inattendu ou ressenti comme inégal ne prouve pas encore son invalidité. Les informations officielles indiquent qu’un parent peut déshériter son enfant. Si vous souhaitez contester le testament, formulez le problème juridique concret que vous soupçonnez et les faits qui l’étayent. Dire seulement qu’un frère avait davantage de contacts ou qu’une promesse vous avait été faite autrefois ne constitue pas encore un fondement développé.
Un avocat peut examiner l’utilité d’une recherche sur la validité ou l’interprétation et les données qui peuvent légalement être obtenues. Séparez cette recherche d’une éventuelle créance au titre de la réserve. N’attendez pas automatiquement le résultat d’une longue investigation sur le testament pour préserver ce dernier droit. Demandez explicitement quelles démarches doivent être menées parallèlement, avec quelles incertitudes et quels frais. Une procédure ne promet pas de rétablir les relations familiales.
5. Faites examiner une déclaration reçue avant de la signer
Au cours du règlement, on peut vous demander de déclarer votre accord, de renoncer à d’autres prétentions ou de considérer l’affaire comme terminée. Notez exactement l’objectif du document. Accuser réception d’une pièce est différent d’un règlement définitif des droits. En cas de doute, faites examiner le texte entier et demandez du temps pour réfléchir. Ajouter vous-même une réserve sous un formulaire ambigu ne résout pas automatiquement un éventuel problème juridique.
Notaris.nl avertit qu’acquiescer au déshéritement peut affecter la possibilité de réclamer ensuite la réserve. N’employez donc pas ces termes à la légère dans un courriel écrit sous le coup de l’émotion. Demandez également quelle est la position de vos éventuels enfants ; les effets pour d’autres proches appellent leur propre examen. Ne supposez pas que renvoyer un accord signé puisse être facilement annulé si un patrimoine supplémentaire ou une autre disposition apparaît plus tard.
6. Formulez précisément vos questions d’information et de délai
Demandez d’abord les pièces nécessaires pour déterminer votre statut et une voie possible : informations testamentaires pertinentes, données sur les intéressés et correspondance reçue. Notez ce qui manque et qui pourrait le détenir. Une demande générale visant tous les messages familiaux est plus difficile à apprécier qu’une demande ciblée. Conservez les refus et adressez des questions complémentaires factuelles ; une demande d’information consignée est plus utile que des échanges uniquement téléphoniques.
Pour la réserve, cinq ans après le décès représentent une limite maximale, pas le temps d’attente disponible dans chaque dossier. L’article 4:85 du Code civil prévoit également un délai raisonnable plus court fixé par un intéressé. Faites donc immédiatement examiner une lettre imposant un délai, même si vous étudiez encore l’opportunité de contester le testament. Faire valoir votre droit et pouvoir exiger le paiement sont deux sujets différents ; un report de paiement ne rend pas inutile la protection de votre position dans les temps.
Attention aussi à l’exception particulière de l’article 4:85, paragraphe 2. Si, après neuf mois, l’étendue de l’usufruit que le conjoint réclame au titre de l’article 4:30 n’est pas établie, la partie de la créance réservataire à sa charge peut s’éteindre en l’absence de déclaration à ce conjoint dans ces neuf mois. Cela ne concerne pas tout déshéritement. En présence d’une possible prétention à l’usufruit, demandez immédiatement si la règle s’applique et si une prolongation est envisageable ; ne vous fiez pas seulement à la limite générale de cinq ans.
7. Exemple fictif : sans qualité d’héritier, mais peut-être avec un droit propre
Imaginez qu’un frère annonce à sa sœur qu’elle est déshéritée et qu’elle n’a donc plus aucune question à poser. Il lui envoie en même temps une déclaration par laquelle elle approuve définitivement le règlement. La fille n’a pas encore fait expliquer le testament. La première tâche n’est alors pas d’exiger immédiatement un partage, mais de déterminer sa position et l’effet juridique de cette déclaration.
Elle réunit le message, le formulaire, la date du décès et les informations testamentaires disponibles pour un entretien ciblé. Le conseiller distingue ensuite la qualité d’héritier, un éventuel legs, une possible réserve et les questions relatives au testament lui-même. Il s’agit d’un exemple fictif, sans résultat garanti. Il montre pourquoi une seule qualification familiale, déshérité, ne suffit pas à écarter tout droit ou toute demande d’information.
8. Liste pour votre entretien avec un notaire ou un avocat
Demandez dès le début pour qui le professionnel intervient. Le notaire chargé de la succession et l’avocat qui défend vos intérêts ont des rôles différents. Convenez de la question précise à traiter d’abord et de la déclaration qui ne doit pas encore être faite tant que sa portée reste incertaine.
- Date du décès, renseignements familiaux et éventuel lien avec l’étranger.
- Testaments disponibles, coordonnées du notaire et explications reçues sur votre position.
- Lettres, courriels et formulaires contenant accords, renonciations ou délai de réponse.
- Liste des droits possibles : qualité d’héritier, legs, réserve ou contestation du testament.
- Votre objectif, les documents manquants et la mesure urgente éventuelle avant de poursuivre les recherches.
Questions fréquentes
Puis-je être déshérité tout en recevant un legs ?
Oui, Notaris.nl mentionne cette possibilité. Faites examiner l’ensemble du testament pertinent ; ne pas être héritier ne signifie pas qu’aucune attribution testamentaire n’existe.
Le déshéritement est-il invalide parce que son motif est injuste ?
Cela n’en découle pas automatiquement. Un parent peut déshériter son enfant. Une contestation juridique exige un fondement distinct et des preuves à examiner par un avocat.
Dois-je signer la déclaration d’accord envoyée par la famille ?
Faites d’abord déterminer son contenu et les droits qu’elle affecte. Un règlement définitif ou un acquiescement peut avoir d’autres conséquences qu’un simple accusé de réception.
Puis-je attendre la fin de l’enquête sur le testament pour préserver mes droits ?
Pas sans examiner les délais séparément. Celui de la réserve peut continuer à courir ; une enquête sur le testament ne le suspend pas automatiquement.
Sources
Ces sources concernent cette page. Pour votre dossier, vérifiez les règles en vigueur et vos documents.
- Notaris.nl — déshérité Consulté le: 2026-10-23
- Notaris.nl — qui est héritier ? Consulté le: 2026-10-23
- Groupes d’expertise de l’administration fiscale — réserve et box 3 Consulté le: 2026-10-23
- Code civil néerlandais : article 4:85 Consulté le: 2026-10-23
Vérification juridique
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Rédaction Droit des successions aux Pays-Bas
Nous relions les explications aux sources et consignons les modifications ciblées. Une vérification juridique n’est attribuée qu’à la version effectivement examinée, avec un véritable réviseur, une date et un périmètre. La vérification humaine de ces articles reste à effectuer.

Ricardo van der Spoel
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